Jamais de regrets "dans l'absolu"... Mais.

En entendant parler italien à la radio, ou dans le métro...

En voyant des images de Rome au cinéma, pendant le très inégal Le rêve italien, avec le beau Scamarcio...

Ma gorge qui se serre, les larmes qui montent, une grande mélancolie, une nostalgie qui m'oppresse... Plus jamais je n'irai là-bas. Ou alors dans très longtemps.

Plus jamais je n'aurai ces longues journées qui s'étalent sous le soleil, ces journées vides à remplir moi-même ;-), plus jamais la clarté qui pénètre par les volets mi-clos et qui s'étire sur le parquet du salon, plus jamais mon linge dans la petite cour intérieure, plus jamais la fraîche pénombre de l'entrée suivie de l'écrasante chaleur de la rue, plus jamais les pavés inégaux sur lesquels je me rammasse, plus jamais les grappes de touristes épuisés entre lesquelles je slalome pour acheter des citrons d'Amalfi au marché de Campo de' Fiori, plus jamais les balades dans ces ruelles alternant l'ombre et la lumière, plus jamais la pizza bianca grignotée dans la rue en allant à mon cours d'italien au Palais Farnese, plus jamais les façades roses, orangées, plus jamais les petites courses chez le traiteur, les olives grignotées avec un verre de vin toscan alors que la pluie tombe en trombe sur les passants, plus jamais ces orages qui transformaient ma rue en rapides ;-), plus jamais les sons de ces voix, cette langue qui chante et qui monte jusqu'à mes fenêtres...

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Les petites ruelles pavées, les scooters, les façades ocres, brrrr mon coeur se serre...