Pendant trois semaines, on a été à 4 à la maison, mon amoureux ayant pu prendre des vacances pour rester auprès de sa petite famille et profiter des premières semaines de sa toute petite fille. 

Evidemment, ça a été un bazar sans nom. Parce que c'était les trois premières semaines d'un bébé. Parce que Pierre adore son papa et surtout faire le singe avec son papa et était donc excité comme une puce. Parce qu'il avait aussi un peu de mal à voir ce petit être qui accaparait ses parents. Parce que moi-même je me suis mise à flipper et à me demander comment j'allais m'en sortir avec ces deux arsouilles, en permanence, maintenant que le grand n'irait plus à la crèche et que la petite était vraiment... petite ! J'ai eu peur, j'ai pleuré (pffff, ça faisait longtemps), tant je sentais mon grand désarçonné, tant je me sentais frustrée de ne pas davantage profiter de ma petite, tant je doutais de réussir à les rendre heureux, à être assez disponible, à ne pas être frustrée de ne plus avoir d'activité professionnelle... 

Et puis le premier jour avec mes deux zouzous est arrivé. Et j'ai repensé aux mots magiques de mon ostéo, les mots que je me repasse en boucle dès que je doute : j'ai un nouveau boulot, je suis responsable de l'harmonie familiale, je suis là pour donner du bonheur et de la douceur à mes zouzous, et cette période va leur être totalement consacrée, car elle sera courte, très courte. Et la vie "normale" reviendra bien assez tôt... Alors en attendant, je prends tout ce qui est positif dans cette nouvelle vie et je me dis que le reste, je l'oublierai très très vite et que ça ne vaut pas la peine de me prendre la tête avec ça. Je repense aussi à toutes ces journées nulles au bureau et je me dis que cette fois, enfin, j'ai un boulot avec de vraies responsabilités et de vraies joies aussi...et cela vaut bien tous les sacrifices !