C'est marrant comme vos commentaires ont résonné hier soir avec mon ressenti et mes conclusions de cette journée un peu biscornue. Essayer d'être moins exigeante avec moi-même. D'arrêter de me dire que je ne suis pas comme ci, pas comme ça. Me rendre compte que je vis une situation de stress assez énorme, et carrément inédite. J'ai toujours eu des boulots assez cool en termes de charge de travail et de relations avec mes chefs, alors que là.... je passe mon temps à courir, à répondre aux cris de l'un ou de l'autre, ... et surtout à me demander si je fais bien mon boulot !

Bref, arrêter de croire que les conseils de psys 'bienveillantes" sont à suivre à la lettre. Parce que vu la situation de stress dans laquelle je suis quotidiennement placée, même une sainte finirait par craquer et hurler. Ces conseils de patience et de douceur, ils sont très biens, je ne dis pas le contraire, mais regardons les choses en face : ils sont plus adaptés à une maman qui ne voit ses enfants que le soir après le boulot. Pas à moi qui me les coltine toute la journée ;) 

Enfin, arrêter aussi de me mettre la pression en imaginant que chaque acte d'aujourd'hui aurait de fâcheuses conséquences sur leur développement psychique ou émotionnel... Bref, un peu d'indulgence avec moi-même. 

Et puis, surtout, valoriser ces petits moments de douceur qui valent toutes les heures à courir, changer des couches ou faire des purées. Ce petit moment du soir où Pierre est venu faire un câlin tout doux sur mes genoux, alors que je venais de coucher sa soeur, avant d'aller préparer le diner. Un moment de complicité avec mon grand garçon, de câlin et de rires tout doux, qui a racheté tous les mauvais moments. Et je sais déjà que c'est de ces moments-là que je me souviendrai plus tard.