Maintenant, j'en profite !

24 octobre 2014

900 likes

Cet été, en entendant les projets de "réforme" de la politique familiale, j'étais entrée dans une colère noire. Devant cette incurie, devant la bétise de ces projets absurdes, devant tant de mépris pour les femmes, j'avais décidé de râler ailleurs que sur mon canapé. J'avais donc écrit à des associations familiales en leur disant "trop c'est trop remuez vous, défendez notre congé parental". Au fur et à mesure, une interview, un article en ligne, la découverte d'un groupe facebook de mamans écoeurées comme moi... Mené par une maman pleine d'énergie, rejointe bientot par plus de 10000 fans, toujours envie de faire entendre la légitimité de notre choix de rester auprès de nos bébés et de revendiquer cette façon de vivre et de concevoir l'éducation de nos enfants. Une opération a été mise en place, on a toutes écrit à nos députés. Je l'ai fait, bonne élève et voilà que je reçois une réponse qui me met hors de moi. Donc un soir, hop, petit message de réponse à cette jeune députée suiviste d'un gouvernement qui ne réfléchit plus... Je tiens au courant de cette réponse le groupe FB et là, bing, 900 likes en un après-midi, 124 commentaires élogieux et 123 partages... J'en suis bouche bée, je n'en reviens pas...

La beauté de la chose c'est que tout cela est arrivé lors d'une journée particulièrement pénible. Un jour où ma chef a, une fois encore, décidé d'être odieuse, m'envoyant un mail pour me "convoquer" dans son bureau soit-disant parce que je ne lui aurais pas dit bonjour. Craquage, sanglots dans le bureau de ma déléguée du personnel, la première fois que je pleure sur mon lieu de travail depuis le début de ma vie professionnelle... Je me sens faible, larguée, méprisée. Alors ces 900 likes pour mon courrier de défense du congé parental, c'est dingue comme ils sont tombés au bon moment, pour me redonner confiance en ma valeur. Et pour la peine, ce matin, je ne suis pas allée au bureau et j'ai décidé d'aller voir mon médecin.

Parce que pleurer tous les matins en partant bosser, ça n'est juste pas normal.

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23 octobre 2014

Chouineuse

Pourquoi, tous les matins depuis un mois, quand je laisse Pierre à la crèche ou quand je pars de la maison et qu'il me regarde avec ses grands yeux bleus écarquillés, je pleure comme une madeleine ?

Pourquoi, rien que d'y penser, je continue d'avoir la gorge serrée et les larmes aux yeux toute la journée ?

Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ?

Pourquoi je ne supporte pas de voir mon bébé une demie heure le matin et une heure et demie le soir ?

Pourquoi j'ai l'impression d'être inadaptée à ce monde où l'on doit absolument avoir une vie professionnelle quand on est une jeune maman ?

Pourquoi j'ai l'impression d'être la seule à trouver ça à la fois stupide et violent ?

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20 octobre 2014

Le jour où l'homme a marqué des points

Ca a très mal commencé. Quand on s'est aperçu que l'homme avait zouillé la réservation de la voiture et que notre week-end allait nous coûter 200€ de plus que prévu... Grosse crise de mon côté "purééééééé on n'a pas de thuuuuuune" , hésitations (on annule tout ? non, on ne peut tout simplement pas). Et puis nous voilà embarqués, brouillés et grognons mais embarqués. Notre première grosse crise...Et sans surprise, parce que cet homme est tout simplement génial, le nuage s'est envolé et nous voilà sur la route de la Lorraine pour aller voir ma Mamie, pas vue depuis plus de 10 ans, 15 même peut-être... En route pour son petit village perdu dans la campagne, pour la grande maison où j'ai passé tous mes week ends et une bonne partie de mes vacances pendant mes 15 premières années.

Après quelques péripéties du genre oublier la bouffe de bébé sur le toit de la voiture, puis la renverser par terre, puis oublier de changer ledit bébé... bref, nous sommes arrivés devant la maison. J'ai pris Pierre dans mes bras. J'ai sonné à la porte, qui s'est ouverte sur ma Mamie tellement changée, toute petite, tellement vieillie. Je l'ai prise dans mes bras, je lui ai fait des bisous, je lui ai présenté mon bébé, j'ai eu les larmes aux yeux, j'ai fait signe à l'homme de nous rejoindre, il a vu mes larmes, m'a passé son bras autour des épaules et j'ai su que tout cela n'avait pas de prix, que ce moment, j'avais eu besoin de le vivre, à quelque condition que ce soit...

On a mangé de la tarte aux mirabelles avec le café ; à son âge (elle est née en 1917), je n'en reviens pas de la pêche qu'elle a. On a fait un tour dans le jardin, autrefois si magique, si grand si beau, dépecé par mon père qui lui en a fait vendre les trois quarts... Jardin dévoré et défiguré par une immonde maison construite là où je plantais ma tente en été, quand je me prenais pour une aventurière, face aux collines, au petit ruisseau en bas de la pente, au soleil couchant... Tous les arbres ont été arrachés, le beau tilleul à l'ombre douce, le néflier aux branches tombantes, les arbres fruitiers dont on faisait des pots et des pots de confitures, les lilas si odorants dont on rapportait des bouquets le dimanche soir en rentrant à la maison... Tristesse infinie de ce massacre de mes souvenirs et d'un si doux endroit.

Puis on l'a laissée, on a fait un petit tour dans le village avec Pierre qui s'est endormi. Puis on est revenus, on a fait quelques photos avec elle. Et on est partis. Je l'ai prise trois fois dans mes bras, je suis revenue lui faire des bisous, avec Pierre puis sans Pierre. Puis il a fallu partir. On a pris la tarte qu'on avait pas finie et on est montés dans la voiture. On a fait des grands coucous avec les bras par la fenêtre et je l'ai vue se détourner, son sourire l'avait quittée. Je crois que toutes les deux, à ce moment-là, on espérait très fort que ce n'était pas la dernière fois qu'on se voyait...

Ce voyage, ce retour, j'ai envie de le faire depuis des années. Les circonstances familiales, le fait que je n'ai pas le permis de conduire : tout cela m'en avait empêchée jusque là. Et c'est cet homme-là qui a pris l'initiative, qui m'a poussée à faire cette démarche. Et ça, ça valait tout l'or du monde...

 

 

 

 

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17 octobre 2014

Où je me dis que j'ai salement changé

j'ai rappelé ma belle-mère qui me saoule pourtant beaucoup beaucoup ces temps-ci, pour mettre au point de sombres histoires de gateaux d'anniversaire de ses grands fils ;)

j'ai stressé 40 minutes seulement en pensant que j'allais avoir encore moins de fric en étant au chômage... et puis j'ai réussi à faire une liste de 4 TRES bonnes raisons de quitter ce taf et de ne pas angoisser

j'ai lu avec passion et même, souvent, les larmes aux yeux (parfois de rire, souvent d'émotion) le blog d'une supermaman qui sait si bien parler d'amoûûûr

j'ai lu aussi, en sautant de blog en blog, des histoires toutes douces de troisième bébé, de doudoux perdus, de petites dents qui ne veulent pas venir, de porte-bébés et de couvertures pour porte-bébés... bref, des tas de sujets qui m'auraient teeeeellement saoûlée "avant"

j'ai fait confiance à l'Homme et l'ai laissé emmener petit Lapin à la crèche

j'ai rigolé toute seule en inventant le surnom Pierrodactyle pour mon bébé rapport à ses hurlements de bête sauvage des temps anciens ;)

j'ai osé dire à ma meilleure amie qu'elle se trompait alors qu'elle me vantait les mérites de la crèche il y a quelques jours encore (alors qu'elle, elle avait jusque là une nounou en garde partagée, et qu'elle déchante et découvre maintenant la vie à la crèche pour son pauvre jojo qui ne dort pas et paye cher les délires de sa maman...)

j'ai eu mal au coeur en lisant sur son blog qu'une ex-amie avait des soucis ; elle dont je jurais que plus jamais je ne voulais en entendre parler, qu'elle m'avait blessée et ne méritait plus que je lui consacre une minute de mon temps, j'ai été triste triste triste pour elle...

j'ai rappelé ma mère juste comme ça pour avoir de ses nouvelles (oui oui)

j'ai sorti mon tricot dans le RER blindé, entre une nana rivée à son jeu qui essayait visiblement de mettre son sac à main sur MES  genoux et un gars qui était assis bien stable, les pattes écartées, comme un gars quoi...

 

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16 octobre 2014

Le mercredi, ça sert à...

aller chez la pédiatre, ô joie (enfin, elle a été super et rassurante donc ça m'a finalement fait du bien de la voir)

relire mon projet de business avant de l'envoyer à ma future peut-être associée

regarder un épisode de The Good Wife ohlala il s'en passe des choses ;)

faire les annonces immobilières pour envisager notre départ en province !!

avoir ma mère ET ma belle-mère au téléphone oufffff

passer au Monop et m'apercevoir qu'ils ont DEJA installé les chocolats de NOEL !!

faire un tour en poussette sous la pluie et voir petit bonhomme sombrer doucement dans le sommeil...

avancer sur mon tricot jaune moutarde (vite vite, Pierre en manque de gilets alors que le froid arrive !!!)

faire un pain d'épices et une carbonade flamande (oh my God que c'était bon !!!) tirée d'un livre de recettes acheté en 2005 à Lille et jamais utilisé depuis

passer devant la mairie et m'apercevoir qu'ils sont DEJA en train d'installer les illuminations de Noël...

 

 

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15 octobre 2014

Prendre la décision

Prendre une décision, ça n'a jamais été mon fort. En revanche, avoir un plan, contrôler les choses, ça, c'est mon truc. 

Alors là, depuis ce matin (réveil 5h, merci Pierre, j'en ai profité pour ne pas me recoucher et tester ma technique d'épilation au sucre ;), j'ai un plan. Et une deadline. 

Bref, d'ici le 17 novembre, rendez-vous avec la bonne personne pour voir toutes mes options en matière de changement de décor puis demande de rendez-vous pour négocier mon départ. Le 17 novembre, j'arrache le sparadrap ;)

Et maintenant, je peux reprendre une vie normale. En attendant le retour de la vraie vie, on ne sait quand après le 17 novembre !

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13 octobre 2014

Ne pas avoir d'ambition et ce qui s'en suit

Déjà en choisissant mes études j'avais la tête ailleurs : je n'avais aucun plan de carrière, aucune envie particulière, aucune vision de "moi dans 10 ans", aucune envie particulière de réussite même... Et puis j'ai bien révisé pour mon concours, fait mon école parisienne et travaillé direct à la sortie. A l'époque je clamais haut et fort que ce que je voulais c'était un salaire qui me permette de vivre, manger, boire, dormir au chaud, sortir tôt du bureau et aller au cinéma :)

J'ai continué vaille que vaille, de poste pas terrible en poste vraiment nase, avec cette jolie parenthèse romaine de farniente (plus ou moins) puis une nouvelle réorientation, encore, pour atterrir dans mon boulot d'aujourd'hui, où l'ambiance dégradée m'empêche de profiter du fait que j'ai un salaire qui me permet de vivre, manger, boire, dormir au chaud, sortir tôt du bureau et aller au cinéma payer la crèche :(

Bref, en un mot, je n'ai jamais eu d'ambition et je n'en ai toujours pas vraiment. Et pourtant, un exercice qui me mine, c'est aller sur LinkedIn : ce réseau social professionnel où ressurgissent tous ces noms du passé, anciens comparses de sciences po, anciens copains de promo de mon ex, anciens collègues... Tous à peu près de mon âge et avec des postes hallucinants : directeur général par là, Vice President par-ci, Executive director, dans des boutiques genre grands musées, cabinets ministériels, banques de renoms, boites de pub et j'en passe et des meilleurs... Et là, même si jamais ô grand jamais je ne pense cela, à chaque fois, j'ai une horrible sensation d'échec. L'affreuse impression d'avoir raté le coche, pas compris que le train passait devant moi et qu'il fallait attrapper les wagons... Impression d'échec professionnel, de n'avoir jamais su me vendre assez bien pour qu'en face de moi, des employeurs comprennent ma vraie valeur. 

Et à chaque fois, deux secondes plus tard je regarde la photo de Pierre, je pense à nos projets de famille, à nos envies de campagne, à mon projet d'auto-entrepreneur où je ne me mesurerai qu'à moi-même et je me dis que je suis dans le vrai. Ouf.

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12 octobre 2014

Le défi d'anniversaire

Mon homme est du genre "jamais assez de chocolat". Sur les tartes, les cakes, et même une fois sur un kougelopf, il veut toujours qu'on complète avec des pépites de chocolat, du chocolat fondu...

Alors cette année, après avoir regardé une de mes émissions préférées (je le confesse), "le meilleur pâtissier"... je me suis dit qu'il lui fallait bien ça pour son anniversaire : une Sachertorte, ou tout du moins une imitation de la célèbre Sacher (dont, d'ailleurs, je lui avais rapporté un petit morceau de Vienne, au tout début de notre histoire :)

Reportage en photo de cette aventure culinaire de l'extrème : 

 

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Joyeux anniversaire à mon amoureux, sous les yeux ébahis de notre petit lapin, qui n'en revient pas d'un tel amas de chocolat ;)

 

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11 octobre 2014

Pourquoi il faut que j'ai une petite fille

Mon rêve secret, je peux l'avouer ici, c'est un deuxième bébé , et ce le plus vite possible... Fille ou garçon, peu importe, ce que je veux c'est de nouveau ce bonheur d'être enceinte, ce plaisir de l'attente, ce bonheur gigantesque de l'arrivée de ce tout mini ange dans nos bras, les petits yeux clos, les cris de petit chat...

Me rendant ce midi à un déjeuner avec une copine, je suis passée par la boutique Lil Weasel située passage du Grand cerf, dans le coin de la Rue Saint Denis de sinistre réputation et pourtant aujourd'hui complètement proprette et bien comme il faut (ou presque ;), j'ai vu ce livre, je l'ai feuilleté, je l'ai ADORE et je me suis dit : "il me faut une fille" ;)

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10 octobre 2014

Potager du Roi

A trois stations de rer du Château de Versailles, nous pourrions y aller quasiment tous les week-ends (un des trucs positifs qu'on soulignait quand on s'est installés dans cette petite banlieue sage). Mais je ne sais pas pourquoi, on n'y va finalement pas si fréquemment que ça. Alors ce week-end, même si l'homme était épuisé car il avait bossé tout le samedi, le temps n'étant pas trop morose, nous avons pris la poussette et zou, en route pour le week-end de fête du Potager du Roi. D'autant que nous n'avions jamais mis les pieds dans ce très beau lieu, que j'ai maintenant envie de visiter en toutes saisons.

Le petit plus : le mini marché de bonnes choses à l'entrée, entre artisan confiturier et fruits et légumes du Potager en vente libre ! Au menu : une courge butternut et des poires toutes douces pour nous et surtout pour petit Pierre qui profite ainsi de purées... royales !

 Entre arbres fruitiers domptés par des espaliers magnifiques, courges de toutes les couleurs, chat pas sauvage qui saute sur la poussette, fleurs aux couleurs vives, exposition de fruits et légumes disparus et petites familles (nombreuses) en Barbour, j'étais aux anges : une vraie carte postale versaillaise, tout à fait raccord avec ma lecture du moment, Intrigue à Versailles d'Adrien Goetz (j'adore les aventures de Pénélope que j'ai presque toutes dévorées et vous recommande chaleureusement !!

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Posté par Isma à 10:21 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


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