"Le jour où" - Un an après
Il y a un an... date "anniversaire" qui approche...
Inéluctable... Ne pas vouloir penser à ce jour. Ou alors pour se dire qu'on n'aurait jamais imaginé d'être là où on en est maintenant, que "le jeu en valait la chandelle", après toutes ces larmes, toute cette douleur, tous ces regrets...
Et puis non, en fait, ne juste pas vouloir repenser à ce jour, à ce soir-là.
Etre trahie par son inconscient, aligner, nuit après nuit, les rêves qui replongent dans cette histoire. 12 ans de vie commune sans rêver à son amoureux, rêver de lui un an après la séparation.
Esquiver. Vouloir rester légère coûte que coûte, parce que le quotidien de maintenant est si bon, si doux, si léger, si gai, si voluptueux.
Se faire rattrapper par des détails minuscules.
Cette phrase qu'il avait prononcée au beau milieu de la "nuit de la séparation" : "le 3 février, c'est donc ce jour-là que ça se sera passé" Lui qui ne se souvenait jamais de la date du premier baiser.
Un article beau et sensible sur le blog d'une inconnue, exercice d'écriture douloureux, comme un miroir jeté au visage.
Se raccrocher aux petites choses légères et heureuses d'aujourd'hui, une chanson qui donne envie de danser, un petit château en Bourgogne, le goût des pâtes de fruits à la mirabelle sur ses lèvres, s'admirer dans des bottes de cosaque Repe*tto, prévoir d'aller chanter avec des amies "ce soir-là", acheter un livre un peu bébête, laisser glisser un doigt sur la peau si douce de son cou, mettre un rouge à lèvres de pin-up, ne pas répondre à un SMS, se goinfrer de raviolis chinois aussi bons que là-bas, ne plus avoir ni rage ni boule dans la gorge en pensant à ce moment où il a, seul, traîné sa valise dans des couloirs d'aéroport...
Et là, paf, magie de la transmission de pensée des anciens amoureux :-s, au moment même où j'écris ici, recevoir son message, toujours aussi flou, toujours aussi adolescent. Et me sentir si soulagée d'avoir fait ce travail sur moi-même ces derniers temps pour être capable de lire entre les lignes et de comprendre pourquoi tout est vraiment pour le mieux aujourd'hui...
Mettre à fond cette chanson dans mes oreilles, respirer à fond, penser à hier et à après-demain...
Bric-à-brac viennois
dans les musées, dans les boutiques, dans la rue, des surprises, des jolies choses, des bidules incongrus, des souvenirs drôles, magnifiques, émouvants ou bizarroïdes...
Art Déco
Et les plus beaux, parmi tous ces immeubles viennois, à mon avis, ce sont ceux du début du 20ème, ces immeubles Art déco, Jugendstil...
Façades viennoises
Le nez en l'air, bien emmitouflée dans ma doudoune, la capuche en moumoute qui tombe sur le bout de mon nez, mes petites mimines emmitainées ;), et clic clac, des photos des façades monumentales qui donnent à cette ville froide et belle son charme un peu hautain...
Les goûters viennois
Un de mes meilleurs souvenirs de Vienne, la pause goûter... Un gâteau, un café ou un chocolat viennois, mon livre, les gens autour qui parlent allemand avec ce si drôle d'accent ;), un peu de musique, des serveurs exquis et la possibilité, où que je sois, de rester aussi longtemps que je le souhaite...
Après ce petit panorama, verdict ! Mon préféré : la Demel Konditorei, juste à côté de la Hofburg, fournisseur officiel de pâtisseries pour Sissi (ça ne s'invente pas... ;)
Voyager
... dans ma tête...
... dans le temps...
... à Venise...
... dans cette musique folle et démontée...
Se projeter, manquer, imaginer
Profiter de chaque instant
L'embrasser au coin d'un cimetière ;)
Retrouver l'appétit
Boire un cocktail dans un bar chic et être déçue, summum du snobisme ;)
Resentir le manque à peine la porte de l'appartement fermée
Devenir un koala
Faire des films dans ma tête, "le jour où...", "et si il...", fermer les yeux et savourer
Passer à la réalité des choses, m'autoriser à croire aux jolies choses et envisager Capri au printemps...
La musique partout
A Vienne, je me demande si ce n'est pas ce qui m'a marqué le plus : à chaque coin de rue, des plaques sur les murs rappelant le passage de :
Mozart, Schubert, Schumann, Beethoven, Mendelssohn, Strauss père et fils, Lehar, Vivaldi, Salieri, Berg, Schönberg, Bruch...
Ne plus savoir à quel saint se vouer, écouter des lieder de Mozart en rentrant le soir à l'hôtel... boulimie de musique, bonheur simple...
L'abandon
Deux artistes qui parviennent à représenter l'abandon, total, complet...
Les voilà ici parce qu'ils me font frémir, que la douceur, la force, la tendresse, la confiance, la fragilité intense, la fureur des corps qui émanent de ces représentations me bouleversent...
extrait de Le Parc, d'Angelin Preljocaj, avec Aurélie Dupont et Manuel Legris
Frise "L'arbre de vie" pour la Maison Stoclet de Bruxelles, Klimt, dessins préparatoires au MAK de Vienne...
Atterrir en douceur - programme de rêve des prochaines heures
rentrer tôt à la maison
annuler le diner dehors
une petite sieste
un bon bain
un bouquin exotique
mon Elle
peindre mes ongles en rouge
choisir un bar chic
un peu de musique
une bonne soupe
Gossip Girl
et au lit...







































