Maintenant, j'en profite !

24 novembre 2014

Tricot du train...

Malade comme un chien, je tricote je tricote... Sur mon canapé la nuit, entre deux crises d'éternuement et de mouchage... Devant mes séries préférées pendant la sieste du bébé... Et dans le rer, mon nouveau lieu de tricot ! Chaque matin, chaque soir, je m'installe tranquillement, je pose sac et bardas divers à côté de moi (c'est bien qu'il y ait toujours de la place dans "mon" rer) puis je sors bouquin, pelote et aiguilles (bien tordues, à force, mes pauvres aiguilles de bambou) et en route pour une demie heure de tricot !

Cette pause lecture/tricot me met totalement dans ma bulle, me sort du monde vilain qui m'entoure (le rer, c'est pas bô) et surtout, me permet d'avancer plus rapidement sur mon tricot maintenant que je travaille de nouveau 8h par jour (dur dur en effet de sortir son tricot en réunion ;)

Depuis deux mois que je fais ça, je n'ai eu qu'une seule remarque, et encore, faite mezzo-voce et en anglais par un américain qui est devenu tout rouge quand il a vu, à ma mine, que j'avais compris sa remarque sur le "multi-tasking" ;) C'est étonnant comme les gens n'osent pas, restent dans leur bulle eux aussi. J'étais pourtant persuadée que j'allais susciter les commentaires et ouvrir le dialogue avec mon tricot. Mais non... la région parisienne est donc encore pire que je le craignais ?

 

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19 novembre 2014

Petit malade

Une toux énorme pour un si petit bonhomme

Des pleurs après chaque toux tant il est surpris par ce phénomène étrange

La couverture magique fonctionne à merveille pour un bébé tout blotti en-dessous (et moi je pense à ces longs mois passés à la broder, dans une autre vie...)

Le laisser en pyjama toute la journée

Lui préparer ses petits plats préférés (et oui, il a déjà ses préférences)

Le laisser manger et siester à n'importe quel moment de la journée

Avoir envie de le protéger tant et plus

Le garder contre moi, tout chaud, tout mou ;)

Essayer de me reposer moi aussi tant la nuit a été mouvementée...

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17 novembre 2014

Le protéger

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Lire "Une place à prendre" de JK Rowling (oui oui, l'auteur de Harry Potter qui s'est lancée, avec verve et toujours une efficacité redoutable, dans les livres pour les grands ;) puis "En finir avec Eddy Bellegueule" de Edouard Louis.

Dans ces deux romans, coup sur coup, vivre avec émotion des scènes de harcèlement d'adolescents par d'autres ados, au collège. Avoir envie de prendre ces héros de papier dans mes bras, de leur dire que ça va s'arranger, qu'ils ont le droit d'en parler, et même qu'ils doivent en parler, ne serait ce que pour ne plus être aussi seuls... Repenser à ces moments où moi aussi j'ai vécu des scènes brutales, violentes même si elles n'ont jamais atteint certains sévices décrits là.

Ces filles si populaires qui se défoulaient sur la gentille nounouille que j'étais à l'époque (moi qui à 13 ans jouait encore aux Playmobil, alors qu'elles, elles alignaient déjà les petits copains...). Cartable ouvert alors qu'il était sur mon dos, et tout son contenu qui se répandait dans les escaliers du collège, au milieu de la foule... Chaussures de sport volées dans le vestiaire du gymnase et lancées d'une fille à une autre avec moi au milieu qui attend de pouvoir les récupérer... Ces souvenirs, cette honte, ce malaise, je ne les oublierai jamais. Et je m'aperçois que je n'en ai jamais parlé à mes parents. Peur qu'ils me fassent encore plus honte en intervenant ? Peur qu'ils ne comprennent pas et aient honte de moi ? (ma mère si jolie dans son adolescence, si éloignée de l'ado que j'étais moi, hirsute, boutonneuse, lunetteuse, mi-cruche, mi- sarcastique...)

Aujourd'hui je repense à tout ça et je pense surtout à lui, à mon bébé, à celui qui va grandir mais qui sera toujours mon bébé. Qui va peut-être devenir la star du collège, mais peut-être aussi subir les mêmes affres que sa maman au collège ou son papa aux scouts... Je sais maintenant (je commence tout juste à l'admettre ;) que je ne pourrai pas le protéger toute sa vie. Mais au moins, j'aimerais qu'il sache qu'il peut me faire confiance, qu'il peut me dire les choses, qu'il n'a pas à souffrir en silence... Mais comment faire ? Voilà qui va me turlupiner pendant plusieurs années, je sens...

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13 novembre 2014

Ris et respire

Après cette journée décisive, je me sens légère comme une plume, comme débarrassée d'un poids, prête à endosser avec légèreté le manteau de mon nouveau moi. Aller travailler la tête haute et plus en traînant les pieds. Et rentrer avec tant de bonheur à la maison pour retrouver un petit bonhomme qui a explosé de rire en voyant sa maman avec du rouge à lèvres :)

C'est ça la vie ! 

Allez hop, prête pour de nouvelles aventures !

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Dire les choses c'est toujours mieux que rien

Me sentir plus forte et coriace par rapport au fait de retravailler, plus objective aussi et plus calme par rapport à l'avenir. En gros, je sais désormais plusieurs choses sur moi : je ne veux pas me retrouver au chômage, je ne supporterai pas la pression du décompte, le temps qui joue contre moi... Bref, mon objectif : à la prochaine grossesse, je ne remets plus les pieds ici cf congé parental et projet boulot en parallèle qui devrait prendre forme d'ici les mois qui viennent. Maintenant, yapluka, vais mettre des cierges à la Sainte Vierge ;)

Aller dire ses 4 vérités (et notamment concernant la pintade) à la garde-chiourme dès mon retour dans le cloaque

Ne pas en revenir de sa mauvaise foi ("mais si, on t'attendait avec plaisir et on t'a accueillie : la preuve je t'avais envoyé un mail (de deux lignes, NDLR) pour te dire qu'on était contents de ton retour" ... "mais si, te demander d'être gentille c'est professionnel"). Bref.

Encaisser et répondre en montant un peu le ton, quand même

La regarder raconter n'importe quoi puis se défiler pour un pseudo rendez-vous

Craquer dans le bureau de ma gentille collègue

Me dire que finalement le mode warrior n'aura pas duré longtemps

Prendre sur moi et arrêter la fontaine :)

Tout cela n'aura qu'un temps, faisons confiance à Dame Nature... ;)

Edit de 2 heures après : la garde-chiourme est revenue à la charge et s'est EXCUSEE !!! je ne sais pas ce que ça cache mais ça a un peu détendu l'atmosphère... Visiblement, ma diatribe + le fait que j'ai été tout de même arrêtée 3 semaines l'a fait un peu réfléchir... Reste à voir comment ça tourne, je m'attends à tout de sa part. En tous cas, dorénavant, je ne me laisse plus faire. Et toc.

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09 novembre 2014

Nouveau gouffre ...

Terrible, j'ai identifié il y a peu, en traînant dans une librairie, qu'il existait une atroce nouvelle source de dépenses : les livres pour enfants ! 

Je me demande même si je ne vais pas ici créer une nouvelle rubrique, tant certains sont charmants. 

Dans mon collimateur ces jours-ci, ce si joli imagier où chaque mot est illustré par un détail de tableau. Magnifique ! Et exactement ce que je veux pour que mon petit lapin apprivoise peu à peu le beau (par exemple, en ce moment, je mets la messe en Si de Bach pour lui donner le bib et ça le calme à un point... fascinant !)

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Repéré dans un petit corner librairie au Salon du Patrimoine, mais pourquoi pourquoi je ne l'ai pas acheté pour le Noël de Pierre rrrrrr ! ;)

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08 novembre 2014

Ouvrir la porte

Voilà un sujet épineux. Je n'ai jamais cru, même si j'ai suivi le cathéchisme pendant toute ma jeunesse. Une indifférence profonde par rapport à ce sujet m'a d'abord habitée. Puis un athéisme de bon aloi dans le milieu dans lequel j'évoluais, au contact d'un "bouffeur de curé" du meilleur cru ;)

Jamais fréquenté les églises pour y suivre le culte. Pour y admirer des fresques, y écouter des concerts, oui, et plutôt deux fois qu'une ! Un amour profond et continu pour les oeuvres d'art religieux, qu'il s'agisse de musique ou de peinture. Je suis bouleversée par la douceur d'une vierge à l'enfant de Bellini, le mystère d'une cantate de Bach ou la puissance du requiem de Verdi...

Et puis cette année, quand il s'est agi de faire ou non baptiser Pierre, je n'ai pas hésité un instant. J'ai tout de suite trouvé des explications rationnelles à ce choix : vouloir qu'il ait cette culture, qu'il s'approprie "l'histoire de son peuple" d'une certaine manière... Puis j'ai passé une tête de temps en temps dans l'église en haut de ma rue, pour me poser, pour réfléchir, pour me calmer, quelques minutes dans une journée bien remplie. 

Je n'ai pas toujours eu le besoin, le souci d'une spiritualité. Je l'ai étouffé pendant longtemps. Mais face à certains événements de la vie, face à certains doutes, certains bouleversements, cette recherche d'une vie spirituelle se fait plus soutenue. Aujourd'hui, je ne suis pas sure de trouver cette spiritualité, cette force-là dans la religion. Mais disons que j'ai entrouvert une porte. Et je m'autorise à la laisser entrouverte. On verra bien. Et tout cela dans le plus grand secret, sans en parler autour de moi pour ne pas attirer les jugements, et les opinions des autres (sauf ici mais c'ets différent, n'est-ce-pas ? ;)

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07 novembre 2014

La fierté

Il y a peu mon amie Aurélie m'a dit : "tu ne peux pas imaginer comme je me suis sentie fière la première fois que je suis sortie avec mon nouveau-né en porte-bébé et le grand qui me tenait la main". La première fois qu'une amie utilisait ce mot. Fierté. 

Quelque temps plus tôt j'avais entendu Carole Bouquet à la radio, Carole Bouquet au parcours magnifique, à la carrière incroyable, une femme qui a réussi sa vie professionnelle s'il en est ;) qui répondait à la question "votre plus grande fierté ?" : "Mes fils". 

En regardant ma belle-mère avec deux de ses grands garçons un jour d'anniversaire, la voir si fière, si heureuse.

Avant d'avoir un enfant, cela m'aurait paru incongru, presque bébête. Et maintenant, je comprends, je comprends tellement. Et j'ai mal au coeur pour elle quand Carole Bouquet s'excuse de sa réponse en disant que "c'est un peu bête mais c'est vrai"..

Ca devient si rare d'assumer sa fierté d'être maman. Alors que finalement, pendant des siècles, les femmes n'avaient pas honte de dire qu'elles étaient fières de leur famille. Sans doute parce qu'elles n'avaient que cela comme motif de fierté... Aujourd'hui les repères se sont inversés, pour le plus grand bonheur des femmes qui veulent choisir de consacrer leur vie au travail. Parce qu'il était bien injuste (et violent, même) qu'elles soient contraintes à cette seule place de mère.
Mais à quel prix pour celles qui ont cela en elles de se sentir plus heureuses auprès de leurs enfants qu'au travail ? Se voir moquée et coincée dans une case genre "celle qui ne savait rien faire d'autre" par les médias (voir l'émission des Maternelles de ce matin...), se sentir comme des parias, comme des anormales parce qu'on est fières de nos enfants, de la famille qu'on construit, qu'on choye, qu'on protège.

Je me rends compte aujourd'hui, et avec fierté, que mon boulot préféré c'est celui de maman. Je n'aurais sans doute jamais imaginé cela mais voilà c'est comme ça. La vie m'a joué un sacré tour, quand j'y pense ;)

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06 novembre 2014

La malédiction des brioches

Pourquoi, pourquoi, pourquoi, suis-je maudite de la brioche ? 

Non, je vous rassure, j'ai perdu tous mes kilos de grossesse (et même plus ;) et ce n'est pas de cette brioche là que je vous parle. Mais bien des vraies brioches ! De celles qu'on trouve dans tous les livres de pâtisserie, que même ma mère réussit ;) Bref, des brioches au beurre, meilleures que chez le mauvais boulanger qui vient de reprendre la divine boulangerie du coin de la rue :(

Parce que là, je viens encore de rater ma brioche. Alors qu'elle avait bien commencé : par deux fois, pousse magnifique, elle double de volume. Et au moment de la faire cuire, patatra, elle se ratatine ! Mais que diable ai-je bien pu faire pour rater cette magnifique recette de Conticini ???!!! RRRR je ne vous montre même pas de photo de la bête tellement je suis verte de rage !

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05 novembre 2014

La larme à l'oeil

Depuis que je suis maman, effet collatéral de la maternité dont on ne m'avait pas prévenue (je jetterai un voile pudique sur les autres ;) je pleurniche. Eh oui, je pleurniche. Pour tout et n'importe quoi. Quelques exemples :

le merveilleux film japonais "Père et fils" sur des familles qui s'aperçoivent 6 ans après que leurs enfants (oh ces petits acteurs tellement mignons !!) ont été échangés à la maternité, que mon chéri a simplement résumé par ces mots (alors que moi je ne pouvais plus parler, la gorge tellement serrée...) : "en fait, c'est un film sur l'amour"...

le début du livre d'Emmanuel Carrère D'autres vies que la mienne où un couple de jeunes parents perd sa petite fille dans le tsunami au Sri Lanka (et ça continue avec une maman qui meurt en laissant trois petites filles, je ne sais pas si je vais réussir à le terminer, ce bouquin..)

une émission de radio sur le dernier rapport du GIEC qui nous apprend qu'en gros, on est en train de détruire la Terre sur laquelle vont vivre nos enfants

l'épisode où la dernière fille du Président est enlevée dans "A la maison blanche"

la fille qui remporte le tablier de la semaine au Meilleur Pâtissier et qui dit "ce sont mes enfants qui vont être fiers de leur maman"

les images du concert donné le 12 novembre 1989 par le Philarmonique de Berlin pour les habitants de Berlin Est, l'émotion de ces gens de pouvoir enfin écouter LEUR orchestre jouer du Mozart...

(à remplir au fur et à mesure de mes pleurnicheries... ;)

 

Posté par Isma à 17:32 - - Commentaires [2] - Permalien [#]



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