Maintenant, j'en profite !

21 mai 2012

Evasion suite

Avec ce temps, autre occupation : cinémaaaaa !

Après quelques mois un peu occupée à "autre chose", je retrouve un rythme de vie un peu normal, et j'arrive à accomoder mes différentes vies, à n'en faire qu'une avec tous ces morceaux, cahin-caha.

Au menu de ces 4 jours de "pont", en hommage au festival de Cannes qui vient d'ouvrir : 4 films :)

20063318_jpg_r_160_240_b_1_D6D6D6_f_jpg_q_x_20120322_041958Un très chouette film, touchant, un peu acide, franchement hilarant parfois, très émouvant aussi : "Les vieux chats", un film chilien sur un vieux couple et surtout sur une vieille dame qui commence à perdre la tête, et qui se dépatouille comme elle peut avec une fille mal-aimée et franchement insupportable, dans un petit appartement rassurant dont ses "vieux chats" (un poil obèses mais très rigolos, qui m'ont rappelé mon gros Capucin :( sont les rois !

19860753_jpg_r_160_240_b_1_D6D6D6_f_jpg_q_x_20111202_034156Un vraiment bien aussi, thriller financier, film catastrophe à l'issue virtuelle et invisible, au suspense réel mais pour autant quasi incompréhensible :) "Margin Call". Des acteurs excellents, mais quelques longueurs et répétitions, un côté parfois didactique alors que de toute manière on n'y comprend rien (enfin moi je n'y comprends rien à ces histoires de boursicoteurs qui nous fichent dedans ;)), mais tout de même assez accrocheur, une très belle image de New York, quelques personnages bien campés.

20024489_jpg_r_160_240_b_1_D6D6D6_f_jpg_q_x_20120210_014053Un très joli film japonais, des enfants, du rêve, de la tristesse, de l'incompréhension des enfants face aux décisions des adultes : "I wish". Et puis surtout une façon, comme toujours pour ce réalisateur (Hirokazu Kore-Eda, l'auteur de Nobody knows ou de Still Walking, une pure merveille sur le deuil et la famille), de montrer la réalité du Japon, ce pays pas très beau mais si touchant, si attachant, dans tous les petits détails du quotidien, de l'atmosphère, du temps, de la nature... L'histoire est douce, pleine d'humour et d'inventivité , les petits acteurs formidables (surtout le petit frère qu'on a envie de chatouiller pour le faire rigoler encore plus !). A voir !!! (même s'il est sorti il y a longtemps et qu'on ne peut plus le voir que le matin dans une salle parisienne snifff :((

Sandra_3Une reprise, au Champo, parce que ça fait toujours du bien de voir des films d'hier : "Sandra". Tout y était pour me plaire, Visconti, Claudia Cardinale, Volterra... Et pourtant j'ai trouvé ça convenu et bien ennuyeux. Beau mais pas du tout captivant. Certains films de Visconti savent être ennuyeux mais fascinants (comme Ludwig par exemple, un monument du genre...). Là, rien de ça. L'histoire n'a que peu d'intérêt, les acteurs ne sont pas très fins. Bref, déçue.

Posté par Isma à 16:13 - - Commentaires [0]


19 mai 2012

Evasion

Sous la pluie, toujours, et encore... Un long week-end chez mon amoureux, et pendant qu'il travaillait, lire lire lire...

Au programme de ces dernières semaines

41cO2_JlDnL__BO2_204_203_200_PIsitb_sticker_arrow_click_TopRight_35__76_AA300_SH20_OU08_Gemma Bovery, Posy Simmonds
Première fois que je lisais un roman graphique (et même je ne voyais pas exactement ce que voulait dire ce terme bizarre ;). De loin inspirée par Madame Bovary, l'histoire d'une jeune anglaise malheureuse en amour et qui s'installe en Normandie. Plutôt amusant, même si le rapprochement avec le roman de Flaubert en fait un objet assez prévisible et casse un peu le suspense. Un peu chick-litt sur les bords. Et j'ai compris pourquoi "roman graphique" : en fait, beaucoup beaucoup d'écrit, plus que de dessins. Etonnant...

 

411WF8XQCDL__SL500_AA300_Seule Venise, Claudie Gallay
Après le choc "Les déferlantes", j'ai voulu lire autre chose de cet auteur. Très beau roman que celui-ci, d'une femme abandonnée qui part à la recherche d'elle-même, après une rupture violente (enfin, elles le sont toutes, je crois...), dans les rues hivernales et vides de Venise. Moins marquant pour ce qui concerne le personnage que Les déferlantes mais l'atmosphère de la ville est magnifiquement rendue. On s'y croirait, on sent cette humidité, cette beauté triste et un peu grise, cette mélancolie, le froid qui rentre dans les vêtements, le réconfort maladroit de la pension de famille... A lire, vraiment.

 

61P_Xrwys9L__SL500_AA300_Maigret à Vichy, Georges Simenon
J'avais entendu chez Guillaume Gallienne sur Inter, je crois, que si on n'avait jamais lu de Simenon, il fallait lire "Maigret à Vichy". Voilà c'est fait et c'est vrai que c'est formidable. Je me préparais à ne pas aimer. J'avais une image "téléfilm du vendredi soir, tout poussiéreux et ennuyeux, à l'atmosphère surannée" en tête. Et bien finalement non. C'est fin, bien vu, l'ambiance est génialement transmise, cette petite ville presque morte, ces petits vieux "comme il faut", le conformisme de la France de De Gaulle... Bref, j'en ai emprunté un autre à la bibliothèque :)

 

Posté par Isma à 15:52 - - Commentaires [0]
11 mai 2012

S'y remettre

au travail

à la recherche d'un travail

à la lecture

à aimer

à aller au cinéma

à la musique tous les jours (série de concerts dans un mois arggg ça se rapproche)

à tricoter

à faire la cuisine

à penser aux vacances d'été

à y croire, à cette "petite chose" que j'avais décidé d'oublier, d'occulter, depuis 4 ans...

à planter des fleurs dans ma jardinière

à faire de la confiture de fraises...

Posté par Isma à 17:51 - - Commentaires [0]
07 mai 2012

Bon ben j'arrive pas à y croire

Je l'avais tellement attendu ce moment-là que voilà, je suis passée à travers, totalement irréel.

Je dois être le genre de nana qui garde les yeux secs le jour de son mariage ou à la naissance de ses enfants, totalement extérieure à l'action.

Bien sûr, j'ai pensé à tous ceux qui avaient voulu ce jour comme moi, à tous ceux qui en bavaient depuis 5 ans, qui rongeaient leur frein, qui étaient si tristes de voir les valeurs de leur pays rabaissées par cet homme. J'ai pensé sans un mot à celui auprès de qui j'ai si longtemps rêvé de ce jour et qui devait comme moi ne pas en croire ses yeux. J'ai regardé celui avec qui j'étais en train de vivre ça, qui m'a pris la main parce qu'il savait comme ça comptait pour moi, lui qui avait pour la première fois de sa vie voté différemment des siens. Et puis j'ai pensé à ces hommes et ces femmes qui viennent chaque jour dans les locaux de mon association, désespérés, amoindris, effrayés et qui vont peut-être, peut-être... avoir la vie un tout petit peu plus douce...

J'ai pensé aussi à ce jour où j'avais failli écrire à FH il y a plus de deux ans, pour proposer mes services, parce que, moi, j'y croyais. Et que j'étais bien la seule de tout mon milieu. Et j'ai pensé à ceux qui dès aujourd'hui vont se précipiter pour ramasser les miettes...

Mais j'ai pensé surtout à mon  pépé qui avait tellement oeuvré pour la victoire, la belle, la première, celle d'il y a 31 ans et qui devait en avoir les larmes aux yeux ce soir...

Et puis, on est allés se promener, parce que je ne tenais pas en place :) Les rues de Montmartre dans l'ombre, les touristes qui ne savent probablement pas que la France vient de se donner un autre visage, qu'elle vient de passer du Fouquet's à l'accordéon. Tomber sur une messe nocturne au Sacré-Coeur (dont le public, très bigarré, semblait tout droit destiné à faire mentir la campagne de la droite de ces deux dernières semaines...). Et puis au détour d'une rue, sur un kiosque, la couv' historique de l'Express.live_photo_5f5ee774dc6bfb95b018e4d93b6873c8_174542

Posté par Isma à 11:02 - - Commentaires [0]
04 mai 2012

Souvenirs londoniens en retard :)

Des couleurs des couleurs des couleurs !!!

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Du printemps du printemps du printemps !!

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Des icônes british !!!!!

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et comme d'hab des bons trucs à manger :))

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Posté par Isma à 17:36 - - Commentaires [0]


02 mai 2012

Un monde à découvrir

Grand saut ce week-end : la présentation aux parents, à l'occasion des fiançailles de la petite soeur... Et là, plonger dans un monde inconnu (bbrrrrrrrr tremblez, pauvres gens comme moi, enfants uniques qui avez trois cousins à tout casser ;)) : les grandes familles. Ici, rien qu'en deux générations, une centaine de personnes...

Première étape, 25 personnes dont plein de rapportés du côté du fiancé = en gros, je n'ai pas été directement jetée dans le grand bain. Mais j'ai quand même "fait" : la grand-mère, un frère, la soeur et pas mal d'oncles et de tantes. Ma mémoire a été ma plus grande alliée ;), tout le monde étant épaté par ma capacité à retenir les prénoms et replacer les uns par rapport aux autres, mettre les anecdotes en relation avec les visages... bref : opération réussie. :-D

Me laisser porter, sourire, adopter le ton badin de la conversation mondaine, sourire encore, blaguer avec le petit frère, féliciter la petite soeur, donner un coup de main à la maman organisatrice, me sentir toute émue en voyant un certain garçon gatouiller devant les deux bébés de la journée... Bref, me sentir terriblement à ma place, voir exactement dans quel rôle je pourrais me glisser, l'impression de pouvoir poser mes bagages et enfin assumer certaines envies de vie. Et en être moi-même toute étonnée...

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30 avril 2012

Là où il fallait être :)

Beau souvenir, la politique entre filles, chanter la Marseillaise sous l'oeil d'un cameraman chinois, interviewée trois fois (pour finir nulle part ;))), émue aux larmes à certains moments, rigolarde à d'autres. Prête pour le sprint final. Ne plus vouloir attendre pour ce changement dont nous avons tous tant besoin.

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Posté par Isma à 12:29 - - Commentaires [1]
29 avril 2012

De la pierre, des mains, de la chaleur et de la pluie

Partir en vadrouille sous la pluie avec son amoureux, apaisée et guillerette.
Au programme, tourisme parisien. Basilique de Saint-Denis, balade sur les quais, un tour à Notre-Dame, un chocolat chaud et une tarte au citron qui laissent pantois, mon accord pour un projet fou "pour pas tout de suite mais bon vaut mieux savoir à l'avance quand même", une mouette qui tire un gros poisson, des canards de baignoire, une promenade du mois d'octobre. Et au retour, un message qui fait chaud au coeur et d'autres vraiment pénibles de musiciennes échevelées :-s

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Posté par Isma à 12:14 - - Commentaires [0]
28 avril 2012

Aaaaah l'amoûûr

Une soirée bizarre, imprévue, où je finis par aller toute seule au ciné et où le film ne veut pas commencer ! Une demie-heure à bouquiner (cool, j'ai fini mon bouquin tout en envoyant 10 sms à mon amoureux, elle est pas belle la vie  ;) Enfin, môssieur le film veut bien démarrer :)

L'histoire d'une rencontre entre deux mecs, qui a l'universalité de toutes les belles histoires.
Comment se découvrir et avancer dans la vie grâce à l'autre, comment être heureux lorsqu'on est seul, comment la confiance peut parfois naître en un instant, comment entrer peu à peu dans l'intimité de l'autre, comment la douceur et l'intensité peuvent cohabiter...
Un petit film anglais à l'atmosphère très fine, très douce, très intime, très juste, qui nous prend à la gorge (j'avoue, j'ai versé ma petite larme à la fin :). Des mots mais pas trop, des acteurs délicieux, un décor touchant de banalité, des relations amicales à peine abordées et pourtant si fortes... Un très joli moment.

 

Posté par Isma à 10:43 - - Commentaires [1]
27 avril 2012

Galères musicales

Quand on travaille depuis 6 mois un quintette, qu'on a trouvé trois occasions de faire des concerts au mois de juin, qu'on a passé un temps certain à envoyer et remplir des calendriers doodle pour trouver des créneaux de répétitions, qu'on a passé des heures et des heures sur 25 minutes de Mozart, qu'y a-t-il de pire qu'une des musiciennes qui vous lâche un mois avant les concerts ??

Je ne sais pas mais je peux vous dire que ça fait un sacré coup derrière la nuque. Tenter d'organiser tant bien que mal des concerts avec elle à d'autres dates, chercher une remplaçante, passer des heures au téléphone avec les autres musiciennes... Finalement craquer et l'envoyer paître sous la pression des autres. Se retrouver le bec dans l'eau en attendant le bon vouloir d'une autre violoniste.

Glups. Et tout ça a largement obsédé ma soirée d'hier soir, alors que j'étais censée me plonger totalement, à Pleyel, dans (ironie de la vie) les trois dernières symphonies de Mozart interprétées par l'Orchestre de Paris et Christoph Eschenbach. Grrrrrr.

J'ai toujours maudit les violonistes.
;)

 

Posté par Isma à 10:21 - - Commentaires [0]